ERIC
LE TOUR DU MONDE DE NICOLAS ET
ERIC


On nous avait predit les bandits bresiliens a notre descente d'avion,les voleurs a la tire dans Sao Paulo,les brigands sur les routes argentines mais on a rien vu de tout cela,sauf qu'aujourd'hui
on a bien faillit y rester.Les villes frontieres ont la reputation d'etre dangereuses car les mouvements de populations sont difficiles a gerer pour la police locale et nous allons en faire les
frais.En effet,apres 10 km,on s'aperçoit que nous sommes suivi par un individu qui se trouve encore a une centaine de metres derriere nous,on garde un oeil dans le retro et on s'aperçoit qu'il se
rapproche encore dangereusement.Lentement,sans un mot,notre main se rapproche du canif qui est deja entrouvert sur la sacoche du guidon.On est pret a bondir sur le malfrat s'il se rapproche
encore.Que veut-il?de l'argent?nous n'en avons pas.Nos biens materiels?le peu que l'on a est vital pour nous.Nos vies sans doute!il parait qu'ici on vous tue juste parceque vous etes
etrangers,alors on reste vigilant,pret a se battre s'il le faut.Cela fait maintenant plus de 5 km qu'il nous suit,attend t'il le bon moment pour attaquer?Notre sang se glace quand a la sortie
d'un virage il n'est plus là!
Aurait-il prit un raccourci?nous roulons tete baissee,le plus vite possible,s'appretant a le voir surgir au prochain virage!
Que dire de lui si ce n'est que malgre ses 10 cm au garrot,sa patte avant droite dans un sale etat et sa machoire où seules 2 dents lui permettent de pouvoir encore macher son os,ce pauvre chien
de la taille d'un chat mal nourrit n'avait pas l'air d'etre a son coup d'essai,ne riez pas!!!Ne dit-on pas que David a battu Goliath ou encore que petit mais costaud.Peut etre ne cherchait-il que
notre compagnie,finalement,il semble que l'on se soit fait des frayeurs pour rien!!
NICO
(Les habitudes se font avec le temps:lever vers 6h ou 6h30,petit déjeuner devant le feu(café),rangement ,près a partir pour 7h30 et on roule au moins 2h entre des poses qui varient en fonction de
la chaleur et surtout de nous.10h petite restauration,puis une autre vers 12h ou 13h cela dépend.Jusqu'à 15h on se fixe une limite histoire de prendre le temps de se préparer
tranquillement...encore une fois.Nous prenons soin d'etre le plus a l'aise avec un feu qui chauffera le repas ainsi qu'un café...aussi pour le pain grillé et autre petite consommation
sympathique du style...le couché se fait vers 20h 20h30 après quelques longues discutions sur divers sujets....)
Le 16 au soir nous nous sommes retrouvés à dormir dans des ruines jésuites loin de la route ,ce qui change car le bruit de la route est devenue monnaie courante pour nous.La nuit fut moins
fraiche que la veille et c'est sans humidité que nous nous levons...tranquillement.2 cafés et quelques gateaux dans le ventre nous reprenons notre chemin.Nico va nous faire gagner beaucoup
de chemin,il arrete un pick-up et c'est parti pour 60 km!On arrache par la suite les 40 km qui nous sépare du prochain bivouac:une ancienne école qui a du etre évacuée dans l'urgence ,il
reste le courant ,l'eau et les alentours sont brulés du feu récemment éteint.Une aubaine pour nous!Ni une ni deux c'est la douche improvisée,nettoyage des affaires,etc.Nous dormirons aussi au sec
ce soir là!
ERIC